Pandémie : où nous situons-nous face au Covid19 ? Chap. 5/5

Pandémie - Covid19 - Conclusion

Conclusion :

Pandémie et Colibri

Je terminerai cette réflexion en posant la question suivante : alors que nous n’avons plus DU TOUT confiance dans les politiciens de tous bords dont nous constatons au mieux l’incompétence, au pire la malhonnêteté, le goût pour le pouvoir et un décalage total par rapport à la réalité de la vie quotidienne de l’immense majorité de la population, alors que nous n’avons plus DU TOUT confiance dans les experts qui se contredisent tout le temps, au gré des instances qui les paient, alors que nous n’avons plus DU TOUT confiance dans le monde médical allopathique qui ose prendre des positions qui vont à l’encontre du serment d’Hippocrate(15) (j’y inclus le monde pharmaceutique et en exclu nos personnels souvent en première ligne), alors que nous n’avons plus DU TOUT confiance dans les médias, quels qu’ils soient, et alors que les forces de l’ordre perdent tout crédit parce que vu comme le bras armé des gouvernements, comment allons-nous sortir de cette crise ? Il va falloir jouer au Colibri.(16)

Que pouvons-nous faire ?

Jouer au Colibri, c’est – comme dans la fable maintenant bien connue – sortir de ce réflexe qui consiste à ne rien faire parce que cela ne servirait à rien, soi-disant.  Ok, d’accord me direz-vous.  Mais alors, que faire, même petitement ?

C’est un peu ce que je m’emploie à faire en écrivant cet article. Pour moi, à mon modeste niveau de citoyen lambda, et en me référant au schéma qui m’a inspiré cette série d’articles, j’estime qu’il y a quelques petites choses que l’on peut faire.

En premier lieu, retrouver notre esprit critique

Et commençons par ne plus croire d’office une information qui ne citerait pas des sources vérifiables. C’est ce que je me suis employé à faire ici, en mettant en fin d’article l’ensemble des sources qui soutiennent mon propos. Je ne prétends même pas que celles-ci soient les plus fiables. Juste qu’en les ayant consultées, mon propre esprit critique ne m’a pas alerté.  Et cela peut se faire même et surtout entre nous.  Quand nous discutons entre nous, essayons déjà d’éviter de colporter toute information qui n’aurait pas été vérifiée par soi-même.  Est-ce toujours possible ?  Bien sûr que non.  Mais alors, précisons que l’on n’a pas pu en vérifier la source.

En second lieu, rester intègre

On peut à la fois prendre au sérieux cette pandémie, et en même temps se poser des questions sur le mode de fonctionnement des gouvernements, des patrons de sociétés, sur notre fonctionnement basée sur la consommation, avec le confort présenté comme carotte.  Rester intègre, c’est ne pas accuser l’autre sur base d’inquiétudes, de non vérités démontrés, de soupçons.  A l’instar de Gislaine Duboc, je dis que nous n’attrapons pas le Covid.  Il nous atteint(17).  Ce n’est pas la même chose.  Et constatons (tout le monde peut le faire) autour de nous que beaucoup de personnes fort inquiètes, et faisant pourtant très attention aux gestes barrières, sont quand même atteintes par cette maladie.  Les personnes malades ne sont pas des voyous, des trompes la mort.  Ne pas croire le gouvernement est loin d’être un crime.  Ne pas croire les médias est plutôt faire preuve d’intelligence.

Ensuite, pourvoir à notre sécurité

Prendre au sérieux la pandémie tout en s’inquiétant des conséquences économiques et sociales des mesures prises, c’est faire acte de bon sens.  Cela nous amène à prévoir, à manœuvrer pour arriver à garder une certaine forme de sécurité.  A mon sens, ce n’est pas le moment de se lancer dans de grandes entreprises potentiellement risquées.  Nous devons également faire un minimum attention pour freiner au moins la propagation de ce virus pour veiller à notre santé.  Mais sans tomber dans l’exagération, puisque l’on sait que la peur diminue fortement nos défenses immunitaires.  Et malgré cela, bon nombre de commerçants, de prestataires de service sont en train de boire le bouillon.  Du coup, on s’aperçoit que la sécurité, ce n’est pas seulement l’argent, ou les distances sociales.  C’est aussi ce que l’on mange. C’est donc d’essayer d’acheter la nourriture la plus saine possible (ce qui n’est pas une mince affaire).  Pour certains, ce sera cultiver un lopin de terre où produire des aliments de base, comme l’ont fait nos aînés, pendant la guerre.  Enfin, je dirai qu’un des ingrédients de la sécurité est la solidarité, la bienveillance entre nous.

Enfin, exercer notre vigilance

Je m’en voudrai de trop insister sur le sujet, mais…  Ces gens qui nous gouvernent…  C’est nous, par nos votes, qui les avons mis dans cette position.  C’est nous qui ne réagissons pas fermement quand le mensonge, le culte du secret, les malversations foisonnent dans les hémicycles politiques.  C’est nous qui, pour un passe droit, ou parce que nous entendons dans ces promesses ce que nous avons tellement envie d’entendre, votons pour ces gens-là (comme dirait le grand Jacques).  Ces gens-là, responsables de leurs décisions, de leurs compromissions, de leurs magouilles, de leurs intérêts sont les principaux responsables des faillites, de certains de nos morts et de l’ambiance anxiogène qui règne chez nous.

Et pour qui allons-nous voter lors des prochaines élections ?  Pour les mêmes ? Parce qu’ils nous auront à nouveau endormi ou ébloui par leurs discours, expliquant, chacun, qu’ils ont fait ce qu’il fallait, que ce ne sont pas eux les responsables mais les méchants citoyens qui ne portaient pas leur masque ?  Les médias essaient déjà de se racheter une virginité en critiquant les politiques, en stimulant les débats entre experts…  Alors qu’en fait, ils essaient de continuer la même chose : avoir le plus d’audimat possible.

Et nous adapter au nouveau monde qui se dessine

Le monde de demain ne sera plus le monde d’hier.  Par exemple, au niveau commercial.  Jusque là, société de consommation oblige, les entreprises de production doivent vendre aux consommateurs dociles ce qu’ils n’auraient jamais eu l’idée de consommer si « on » n’avait pas suscité ce besoin chez eux.  Ce système est en train de se casser la figure.  D’un côté vous avez ceux et celles qui veulent vendre toujours plus, et de l’autre, il commence à y avoir de plus en plus des personnes qui font attention à n’acheter que ce qui est utile, nécessaire, selon leur propres besoins.  Même si on leur propose un gratuit pour un acheté !

L’objectif ?  Faire en sorte que ce soit des valeurs humanistes qui se répandent, et non pas une sclérose de l’humanité.  Je vous propose d’exercer, d’entrainer ces quatre pistes du Colibri, y compris dans vos commentaires.  Esprit critique et bienveillance, solidarité et débat constructif seront les bienvenus.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout (je sais, je suis un indécrottable bavard) et je vous souhaite le meilleur.

P.S. : Pour retourner au début, cliquer ICI.

(15) https://www.letemps.ch/opinions/lutte-contre-covid19-medecine-ne-releve-dun-coup-poker
(16) https://www.colibris-lemouvement.org/mouvement/legende-colibri
(17) https://www.facebook.com/eveilchamanique/videos/377753030100638